Accoucher en Maison de Naissance en France

Informations & Témoignages autour de l'expérimentation des accouchements en Maisons de Naissances en France.

La venue au monde de Aaron en Maison de Naissance

maison de naissance

C’est  Lydie, j’ai 30 ans et je suis une ancienne infirmière qui avait à la base pour projet de devenir sage femme. Je rêvais d’accouchement physiologique et ce que j’avais pu voir et entendre à l’hôpital était loin de mon idéal. Je suis aujourd’hui photographe et comblée
Quand mon petit bonhomme est venu s’installer dans mon ventre, le choix de l’accouchement physiologique en maison de naissance était donc plus qu’une évidence.

Bienveillance, confiance, douceur, sérénité; voici les quatre mots qui pour moi résument le mieux la merveilleuse aventure qu’a été la venue au monde de mon petit trésor à la maison de naissance PHAM de Bourgoin Jallieu.

Tout a commencé bien avant l’arrivée de ce petit être au creux de mon ventre. Depuis aussi loin que je me rappelle, j’ai toujours était passionnée par la grossesse et les nouveau-nés, et c’est pourquoi j’ai rapidement voulu devenir sage-femme. Malheureusement ma petite expérience en maternité et en salle de travail m’a rapidement fait changer d’avis. La surmédicalisation, le manque de recherche de consentement et le manque de respect de l’intimité des futures mamans m’ont fait froid dans le dos, et même si les accouchements auxquels j’ai pu participer comme étudiante et observatrice était beaux et magiques, je me suis rapidement dit que je ne voulais pas de ça… que l’accouchement devait être quelque chose d’intime, de naturel et de doux.

C’est donc tout naturellement que, quand est arrivé mon tour de devenir maman, j’ai choisi d’accoucher en maison de naissance. Ce n’était même pas un choix, c’était une évidence. Je voulais que ce moment soit magique, naturel et serein. J’étais intimement persuadée qu’en étant moi-même sereine, qu’en étant accompagnée avec bienveillance et douceur, dans un environnement familial et agréable, la naissance de l’amour de ma vie serait elle aussi parfaite, et que la péridurale n’était pas nécessaire si on se sentait en confiance et bien entourée sans stress extérieur.

Pendant ma grossesse, j’ai découvert deux sages-femmes formidables avec qui j’ai tout de suite été en phase. Nathalie et Laurine étaient, comme moi, persuadées qu’un accouchement physiologique était l’idéal autant pour la maman, pour le bébé que pour le papa. Elles nous ont accompagnées pendant toute la grossesse, attentives et à l’écoute, douces, recherchant toujours notre consentement même pour des petites choses toutes simples, nous soutenant dans les moments difficiles que pouvaient être un examen complémentaire stressant ou l’éventualité d’un accouchement en maternité…

Je sentais mon bébé grandir en moi et je savais que tous mes doutes ou mes interrogations trouveraient une oreille attentive et rassurante, et surtout une confiance absolue est née envers mes sages-femmes, moi qui ai une certaine réticence face au corps médical…

Cet accompagnement global, dans lequel le papa a aussi pu être merveilleusement bien intégré, nous a permis de nous rendre à la maison de naissance le jour J, dans un état de sérénité absolue.

Je me rappelle que quand les contractions ont commencé, je n’avais aucun stress, aucune peur, j’étais juste heureuse que mon bébé arrive, et impatiente de vivre ce moment dans cette chambre rose à la lumière tamisée avec laquelle j’étais déjà familière.

Quand nous sommes arrivés à la maison de naissance, le travail était déjà bien avancé. J’étais tellement sereine que je ne me suis pas inquiétée et j’ai géré une bonne partie de ce dernier à la maison. Résultat : arrivés sur place, bébé était déjà presque prêt à arriver…

La pièce était plongée dans la pénombre, seulement éclairée par une lampe à sel qui projetait une lumière chaude et apaisante, les contractions étaient rapprochées, et je ne vais pas mentir, douloureuses, mais j’avais confiance, confiance en moi, confiance en mon bébé, confiance en mon compagnon et en ma sage-femme, je savais intimement au fond de moi que tout allait bien se passer, et j’étais tellement heureuse que ça se passe ici, dans cet endroit dont j’avais rêvé toute ma grossesse. Tout ne pouvait être que parfait.

La présence de la deuxième sage-femme, que je ne connaissais pas, mais qui était là « en cas de besoin » ne m’a aucunement dérangée. Elle était, elle aussi, douce et bienveillante, parfaitement à sa place dans ce petit cocon qu’est la maison de naissance.

J’ai pu rapidement rentrer dans ma bulle, les voix chuchotantes et discrètes, présentes juste quand il le fallait, ni trop, ni pas assez, m’aidant à me concentrer sur le plus grand accomplissement de ma vie.

Mon bébé est venu au monde dans une bulle de douceur, les premières mains qui l’ont touché étant celles de son papa pour un moment sûrement aussi magique pour lui que pour moi.

Je me suis découvert une force que je n’aurais pu imaginer, et en même temps un sentiment d’amour inconditionnel débordant pour ce petit être alors posé contre ma poitrine dans une étreinte si chaude et merveilleusement douce à la fois.

La naissance est un moment extrêmement fort, qui ne peut être comparé à rien d’autre, et je suis reconnaissante comme jamais d’avoir pu le vivre de cette manière, que mon conjoint ait lui aussi pu le vivre si intensément, en participant à chaque étape sans être mis de côté.

Et je suis persuadée aujourd’hui que si mon bébé est si calme et serein, c’est en grande partie dû aux conditions magiques réunies par la maison de naissance pour sa venue au monde.
Je suis également intimement persuadée que la place accordée au papa pendant ce grand moment lui a permis de se sentir père à part entière.

Nous sommes fiers aujourd’hui d’être devenus une famille. Et une chose est sûre, c’est que nous ferons tout pour que les petits frères et sœurs d’Aaron aient la chance de vivre la même naissance parfaite !

Sur ce, je retourne remplir mon nouveau rôle de maman…le plus beau du monde… car mon petit ange lové contre moi réclame avec douceur mon attention…

encore merci …

une maman comblée.

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